• Mettre en gage son intégrité, sa personne, son capital... C'est ça s'engager.

    Alors je ne suis pas engagée. C'est vrai après tout, je n'ai ma carte nulle-part, et j'ai du mal à défendre mes principes et mes idées. Ce doit être un question d'habitude ce genre de trucs, mais tout de même.

    Je crois qu'il y a des freins psychiques au mouvement. Quand on a sollicité ma présence à une réunion au sein d'un parti politique la première fois, j'ai eu une certaine appréhension. En fin de compte j'ai passé quelques heures a écouter un américain parler d'entropie et d'anti-entropie, et je crois que c'est pas banal, alors je me suis laissée intriguée. Et à la suite de ça, souhaitant rentrer chez moi pour réviser un peu, l'ex-candidat aux régionales m'invite à manger chez lui alors que ça fait seulement 5 minutes qu'on se connaissait... et qu'on parlait de Bach. Comment ne pas se laisser tenter par la curiosité tant ces gens-là m'avaient précédemment intrigué. Et ça a continué : on me propose de revenir le lendemain pour un truc complètement impensable : lire Platon. Ensuite ça a été doubler le cube, puis la révolution Mozartienne, etc ... Ils m'ont amadouée avec ma curiosité intellectuelle qui avait été tant déçue jusque là ...

    Et je me rends compte que j'oeuvre avec eux pour une seule raison : ma soif de connaissances, et faire marcher cette machine fabuleuse qu'est le cerveau.

    Certes, j'ai beaucoup d'idées en commun avec eux mais ... il y a un truc qui coince, c'est pas de l'engagement raisonnable, c'est de l'addiction émotionelle.

    Je crois qu'il me faudra encore un peu de temps avant que je me sente légitime d'assiter à leurs AG nationales.


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